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Faites connaissance avec Andilyat Mohamed, fondatrice de l’herbier des Comores

Petite, les plantes lui piquaient déjà la curiosité. « On avait un plectranthus amboinicus - en comorien Ngnadombwé - à la maison, une petite plante aromatique » se souvient Andilyat. « Je me demandais pourquoi elle grandit lentement et ne devient jamais  un arbre,  pourquoi  mettre du sable dans le pot et non autre chose plus propre. Je la regardais et je me suis dit j’aimerais bien savoir ce qui se passe à l’intérieur. Quand j’ai grandi, j’ai compris que c’était normal. J’ai décidé de faire l’écologie pour comprendre la relation entre les plantes et leur milieu ».

Son bac en poche, cette jeune Comorienne dynamique poursuit des études en sciences naturelles et se spécialise en écologie végétale à Antananarivo (Madagascar). Elle est actuellement en dernière année de thèse en écologie végétale appliquée sur la « phytogéographie de la végétation de l’île de Ngazidja ».

Son idée de créer un herbier a germé en 2008. Ce dernier est officiellement mis en place en 2010. C’est en 2015 que le conseil scientifique de l’université des Comores a décidé de faire de l’herbier un département de recherche, un conservatoire botanique. 

« A l’intérieur on a un laboratoire de géomatique, un laboratoire de tout ce qui ressort de la science du végétal, là où on travaille sur où on travaille sur la conservation des plantes et du bois. On a aussi un laboratoire d’écologie où on travaille sur la conservation » décrit-elle fièrement son herbier.

Très simplement, un herbier se définit comme « une bibliothèque qui conserve des plantes au lieu de conserver des livres avec toutes les caractéristiques de la plante. Chaque plante porte les informations nécessaires pour connaitre sa biologie et son écologie  ».

Mais à quoi peut bien servir un herbier ? « On ne peut pas conserver quelque chose qu’on ne connait pas. Pour mieux connaitre la biodiversité végétale, il faut savoir la conserver aussi » nous livre-t-elle avec conviction.

A noter que l’herbier des Comores héberge également le bureau de la comptabilité écosystémique du capital naturel, lequel est également appuyé par le programme COI-Biodiversité, ainsi que le GBIF (Global Biodiversity Information Facility) en cours d'installation aux Comores.

Selon les explications de cette botaniste, « On a 12 membres du personnel permanent de niveau licence et doctorat (les chefs de laboratoire) dont 3 sont stagiaires bénévoles et les autres sont payés par l’Université des Comores. Sinon, moi j’assure des travaux pratiques et les sorties de terrains de biologie et écologie de la Faculté des Sciences ».

Son rêve, « que l’herbier des Comores se développe comme les autres herbiers de la région ; que le projet de mettre en place un réseau virtuel de l’océan Indien soit concrétisé pour valoriser ce que l’on a ».

Reconnaissante envers les partenaires de l’herbier, elle se rappelle que « A la fin du projet Sud Expert Plantes, on avait peu de visibilité mais on se débrouillait avec l’appui technique de la Faculté des Sciences. Mais c’est le programme Biodiversité de la COI qui a montré à l’Université des Comores et les autres institutions environnementales, la valeur de l’herbier des Comores depuis 2015 ». 

Interrogée sur ses passions, Andyliat répond sans hésiter : « La géomatique ! Raison d’ailleurs pour laquelle on a ouvert un laboratoire de géomatique où l’on traite tout ce qui est télédétection et cartographie. Cela facilite et complète les travaux de l’herbier mais c’était aussi une passion ».

Sa plante préférée est un arbre de 10m de hauteur appartenant à la famille des Putranjivaceae du genre Drypetes comorensis son nom local est Mzinkudu zamadjini, littéralement la banane des Djins. Plante alimentaire orpheline dont les baies se développent sur le tronc de l’arbre ont le goût de la banane. Son caractère alimentaire n’est pas connu par la plus part des localités qui l’hébergent.  Son étude pour sa valorisation est en cours dans le laboratoire des sciences du végétal de l’herbier.

Côté privé, cette maman de 2 enfants aime « (se) balader dans la forêt, emmener les jeunes, leur expliquer pourquoi on a cette plante ici, pourquoi pas ailleurs ». Elle affirme d’ailleurs avoir transmis son amour pour la nature à sa famille. 

 
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