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Gestion intégrée des zones côtières - La COI soutient la Convention de Nairobi dans l’adoption d’un futur protocole

Ebène, 23 mars 2016 – Plus 60 millions de personnes dépendent des ressources marines et côtières pour vivre dans la région occidentale de l’océan Indien (source : UNEP). A eux seuls, les pays signataires de la Convention de Nairobi totalisent plus de 13 000 km de côtes de la Somalie en Afrique du Sud, et de plus de 6300 km de côtes dans les Etats insulaires.

« Ces vastes bandes côtières constituent un atout économique majeur pour nos pays mais elles sont aussi sujettes, nous le savons bien, aux pressions anthropiques en particulier à une urbanisation souvent anarchique, et aux effets des développements portuaires, industriels et miniers.  Désormais, elles sont aussi fortement vulnérables aux effets des changements climatiques » a déclaré M. Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), au lancement de la seconde réunion de négociations co-organisée avec le Secrétariat de la Convention de Nairobi.
Selon son Excellence M. Raj Dayal, Ministre de l’Environnement, du Développement durable, de la Gestion des catastrophes et des Plages de la République de Maurice, plus de 17% des côtes subissent l’érosion tandis que la couverture corallienne vivante a considérablement diminué. Son Excellence d’ajouter que des plans de conservation côtières ont été développées dans 14 sites les plus touchés.

Ainsi, l’Afrique du Sud, les Comores, la France/Réunion, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Mozambique, les Seychelles, la Somalie, la Tanzanie ont élaboré une version avancée du protocole sur la Gestion intégrée des zones côtières (GIZC), le 22 mars 2016 au Hennessy Park Ebène, Maurice.

« L’aboutissement du protocole de Gestion intégrée des zones côtières, en chantier depuis plus de cinq ans, représente une priorité tant pour le Secrétariat de la Convention que pour la Commission de l’océan Indien » devait souligner M. de l’Estrac.
La Convention de Nairobi est actuellement présidée par les Seychelles. Ainsi, cette réunion régionale de haut niveau a également été honorée par la présence de M. Didier Dogley, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et du Changement Climatique de la République des Seychelles. Des techniciens et de juristes accrédités de chaque pays signataire ont participé à la réunion.

La Convention de Nairobi en bref

Les espaces marins et côtiers abritent de très nombreuses activités humaines comme le transport maritime, la production d’énergies renouvelables, l’extraction de matières premières, la pêche et l’aquaculture ou encore le tourisme. La gestion intégrée de ces activités consiste à tenir compte dans une approche globale des différents usages des espaces marins et côtiers, à la fois fragiles et convoités.

Etablie en 1985, la Convention de Nairobi pour la protection, la gestion et le développement de l’environnement marin et côtier de la région de l’Afrique de l’Est constitue un cadre légal à travers lequel les parties contractantes traitent de problématiques nationales et transfrontalières, partagent leurs expériences et créent des opportunités de développement socio-économique durable.

La Convention de Nairobi avait initialement adopté deux protocoles : d’une part, le protocole relatif aux aires protégées, et à la faune et la flore sauvages de la région Afrique orientale, et d’autre part, le protocole sur la coopération dans la lutte contre la pollution marine en cas de  situation d’urgence dans la région Afrique orientale.

En 2010, la Convention de Nairobi est révisée suite à l’adoption du protocole relatif à la protection du milieu  marin et côtier de la région de l’océan Indien occidental contre la pollution due aux sources et activités terrestres (LBSA).
Une version avancée du quatrième protocole portant sur la Gestion intégrée des zones côtières (GIZC) vient d’être élaborée par les représentants des Parties, document qui sera présenté pour adoption finale lors de la prochaine conférence des parties.

La seconde réunion de négociations y afférente a été réalisée grâce au soutien de l’Union européenne à travers le Projet COI-Biodiversité.

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