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« Prioritiser rapidement ensemble les activités restantes »

PARLONS ENERGIES AVEC… MAMY RAZANAJATOVO, POINT FOCAL NATIONAL DES SEYCHELLES POUR LE PROGRAMME COI-ENERGIES

Parlez-nous brièvement de votre parcours professionnel.

J’ai travaillé dans le domaine de l’énergie pendant environ 25 ans aux Seychelles, au début en 1987 en tant qu’assistant technique pour les projets d’expérimentation sur les énergies renouvelables comme les chauffe-eaux, réfrigérateurs et séchoirs solaires, habitat bioclimatique, etc. Plus tard, en 1994, après une mission de formation à l’IEPE de Grenoble, j’ai été affecté au poste d’officier en charge de la planification énergétique, puis après au poste de directeur de la section planification énergétique pendant quelques années seulement. Ensuite, j’ai eu encore l’occasion d’aller à d’autres missions telles qu’à l’ENEA à Rome en 1998, au RENAC à Berlin en 2010, et à l’AIEA à Vienne en 2012 et 2013.  Depuis 2010, je travaille comme Principal Officer for Energy Planning & Energy Policy Implementation à la Seychelles Energy Commission (SEC).

En tant que PFN quelles sont vos responsabilités ?  

Mon rôle consiste notamment à participer aux réunions du comité de pilotage (COPIL), à rapporter aux autorités locales les procès-verbaux des réunions du COPIL et à assurer une communication efficace avec le personnel du programme COI-ENERGIES. Je dois aussi faire remonter au niveau du secrétariat du programme COI-ENERGIES toute demande émanant du niveau national, aider ou faciliter les missions relatives au programme et travailler en étroite collaboration avec l’Assistance Technique pour les projets du programme COIENERGIES aux Seychelles

Quel aspect de ce rôle trouvez-vous le plus enrichissant ?

On ne cherche pas vraiment à s’enrichir intellectuellement ou en expériences avec ce rôle ; on est surtout là pour servir un pays, pour assister à la bonne mise en œuvre du programme COI-ENERGIES au niveau des Seychelles. Je trouve plutôt satisfaisant quand un projet ou une mission est accompli et que j’ai pu être utile à son accomplissement.

Et qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile ?

Le plus difficile c’est peut-être la lenteur de l’avancement du programme mais on comprend très bien que ceci est dû à plusieurs facteurs. Tout d’abord, la diversité de la région. On a affaire à cinq pays très contrastés au niveau de la superficie territoriale, du nombre de la population, du développement économique, et des besoins en infrastructures énergétiques ou en énergie tout court. Cela implique déjà une difficulté au niveau de l’uniformisation des activités, etc.

Un autre facteur de lenteur ou de freinage, ce sont les procédures de l’Union européenne qui semblent lourdes et consomment beaucoup trop de temps quant à leur application. Ne pourrait-on pas les rendre plus simples et flexibles ne serait-ce que pour le programme COI-ENERGIES ? Il faudrait aussi peut-être donner un peu plus d’autonomie au COPIL pour modifier le programme, un peu rigide, et pour modifier les devis-programme quand le besoin s’avère nécessaire.

L’une des pistes d’amélioration pourrait aussi se trouver dans une plus grande stabilité des PFN qui sont souvent remplacés ; par conséquent ils ne sont pas en mesure de bien coordonner, ou d’assurer le suivi des projets ou des missions au niveau national.

Je crois que le secrétariat du programme travaille sans relâche pour assumer son rôle, mais l’assistance technique semble manquer de personnel vis-à-vis des taches auxquelles elle fait face. Il faudrait peut-être renforcer l’équipe technique de l’assistance technique qui est directement en charge des projets.

Quelles sont les spécificités des Seychelles en matière énergétique ?

Un taux d’accès à l’électricité de la population et des ménages très élevé, presque 100%, mais on n’a qu’une population d’environ 90 000 habitants. La consommation d’énergie primaire par habitant est assez élevée, et a franchi la barre des deux tonnes équivalent pétrole (tep) en 2015.

Une dépendance au pétrole encore trop élevée, vers 99%. Cependant, les énergies renouvelables commencent à se développer avec une part de 2.5% dans la production d’électricité. Les objectifs pour les énergies renouvelables sont de 5% en 2020 et 15% en 2030.

Globalement, quelle est votre appréciation du programme ENERGIES ?

Globalement, le programme COI-ENERGIES n’est pas mal. Dans la période vers 1984-1990, il y avait déjà un programme régional sur les énergies renouvelables dans l’océan Indien qui était financé par l’Union européenne sur le fonds du 5eme FED. Il s’appelait DENROI, soit Développement des énergies nouvelles et renouvelables dans l’océan Indien.

En comparant les deux, le programme COI-ENERGIES est plus performant sur plusieurs aspects. Au niveau contenu du programme, il couvre d’autres domaines comme celui de l’efficacité énergétique (EE), le cadre législatif, le cadre politique, etc. Au niveau de la gestion du programme, il y a de la transparence dans la gestion du budget, il y a un comité de pilotage, il y a une assistance technique dédiée à la mise en œuvre et au suivi du programme, et il y a des points focaux nationaux des Etats Membres de la région, etc. Tous ces éléments-là n’existaient presque pas dans le programme précédent.

Cependant, le programme COI-ENERGIES n’est pas parfait ; il reste peu de temps jusqu’en fin juin 2019 où on devra clôturer le programme mais il reste encore beaucoup à faire. Il faudrait peut-être prioriser rapidement ensemble les activités restantes, peut être aussi éliminer certaines qui sont jugées pas très importantes, et redoubler les efforts pour accomplir ce qu’on devra absolument accomplir.

Avez-vous des suggestions par rapport à la pérennisation de son action ?

Je suis entièrement d’accord que c’est une très bonne idée de pérenniser l’action et la perspective du programme COI-ENERGIES. Quelqu’un a suggéré un réseau d’experts dans l’océan Indien qui se réunit régulièrement pour discuter sur différents sujets. Les domaines de coopération dans l’énergie ne manquent pas mais il faut un financement. 

Mais il faut qu’on en discute ensemble au niveau du COPIL...

 

 

 
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