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de surveillance des pêches
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Deux patrouilleurs travaillent en meute pour surveiller le Canal du Mozambique, avril 2013

35e Mission du plan régional de surveillance des pêches dans le Sud Ouest de l’Océan Indien

Le Canal du Mozambique est un vaste espace maritime de 1500 kilomètres de long et 700 kilomètres de large dans lequel de nombreuses zones de pêche s’imbriquent. C’est ainsi qu’en une seule journée un navire de pêche peut traverser plusieurs zones  maritimes et se trouver le matin aux Seychelles, le midi aux Comores, le soir à Madagascar et la nuit suivante en zone française. La stratégie régionale de surveillance des pêches que la Commission de l’Océan Indien met en œuvre grâce au plan régional de surveillance des pêches (PRSP) confère aux moyens de lutte contre la pêche illégale une efficacité à la hauteur des enjeux et de l’échelle des zones de pêche.

Les patrouilleurs malgaches Atsantsa et Tendromaso ont appareillé de Majunga (Nord Ouest de Madagascar) le 16 avril 2013 pour une mission conjointe de 9 jours dans le Canal du Mozambique dans les zones maritimes des Comores, de France et de Madagascar.

Patrouilleur Atsantsa prêt à appareiller
Patrouilleur Tendromaso, 41 mètres
Briefing des équipages
Instructions de patrouille
Inspecteurs des pêches à l’issue du briefing
Appareillage discret au coucher du soleil

Avant de partir en mission, le coordonateur régional du PRSP, basé au siège de la COI, a organisé un briefing dans les bureaux du centre de surveillance des pêches à Majunga. Les deux commandants, les équipes de protection anti-piraterie embarquées ainsi que les 7 inspecteurs des pêches originaires de différents Pays ont pris connaissance du contenu de leurs missions. Ils ont reçus des instructions précises pour rendre leurs actions complémentaires et efficaces sur la base des renseignements disponibles dans la région.

Ces réunions préparatoires sont essentielles pour la parfaite coordination de tous les acteurs de la surveillance des pêches qui constituent une chaine opérationnelle complexe mais réactive. Un lien invisible relie en permanence le Commandant et l’inspecteur qui effectue un contrôle en plein Océan, avec des personnels qui sont à terre, dans les centres de surveillance des pêches ou encore le Coordonateur de la COI. De plus, les patrouilleurs passent successivement sous contrôle opérationnel des différents pays traversés durant la mission.

Par ailleurs, au cours du briefing, les inspecteurs des pêches ont été particulièrement sensibilisés sur la présence de braconniers qui exploitent illégalement les concombres de mer.

Dés la fin du briefing les équipages embarquent sur leurs navires et préparent l’appareillage.

Résumé de la mission

Zone de patrouille d’Atsantsa
Zone de patrouille de Tendromaso

La période du mois d’avril est une saison propice à la pêche thonière dans le Canal du Mozambique où se concentrent plusieurs dizaines de thoniers senneurs détenteurs de licences délivrées par les Comores, la France, Madagascar et le Mozambique. Il s’agit de contrôler leurs activités, vérifier la bonne déclaration des captures et s’assurer qu’aucun autre navire ne pratique la pêche sans autorisation. Ces missions de surveillance requièrent beaucoup de coordination et d’anticipation car ces navires de pêche se déplacent vite et très souvent. L’échange d’information entre les différents centres de surveillance des pêches et l’expérience acquise par les personnels engagés dans ces missions depuis 2007 permettent d’obtenir des résultats de contrôle encourageants.

Les deux patrouilleurs de surveillance ont agit en meute en se répartissant chacun une zone de surveillance spécifique.

Les résultats de cette patrouille régionale, au cours de laquelle les zones des Comores de France et de Madagascar ont été investiguées, sont très positifs et témoignent de l’efficacité du dispositif régional de surveillance des pêches.

Tandis que le patrouilleur Atsantsa a arraisonné un navire braconnier de concombre de mer et effectué plusieurs contrôles poussés à bord de thoniers senneurs espagnols, français et seychellois, le patrouilleur Tendromaso a arraisonné une flottille de 7 barques de pêches de Mayotte pêchant illégalement dans la zone de pêche des Glorieuses.

Au cours de sa mission, le patrouilleur Tendromaso a également croisé la route du navire « Esperanza » de Greenpeace. Les inspecteurs des pêches comme les membres de l’organisation non gouvernementale ont pu se rencontrer en pleine mer et échanger sur leurs missions respectives de police en mer pour les uns et de sentinelle de l’opinion publique pour les autres.

Préparatifs d’appareillage

Les deux patrouilleurs sur rade de Majunga terminent leurs approvisionnements
Derniers messages aux familles laissées à Tananarive
Le Commandant prépare sa passerelle et entre la mission dans les appareils de navigation
Reprise de contact entre inspecteurs

Entrainements quotidiens en mer

Entrainement à la mise à l’eau des équipes de contrôles en pleine mer
Manœuvre délicate par forte mer
Equipe prête à partir en contrôle. Fin d’exercice !
Entrainement à la défense anti-piraterie

Bilan de contrôle du patrouilleur Tendromaso

Contrôle de nuit du palangrier Fukuseki Maru 7 – pavillon Japon. RAS
Le Capitaine du Fukuseki Maru 7. Une procédure de contrôle ferme mais très courtoise qui conforte les activités de pêche autorisées
Interception de 7 vedettes de pêche illégale fortement motorisées
Notification des infractions, des saisies et de l’ordre de retour au port de Mayotte en liaison permanente avec le CROSS La Réunion situé à 1300 Km
Rencontre en mer avec le navire Esperanza de Greenpeace
Entretien entre inspecteurs des pêches et bénévoles de Greenpeace à bord d’Esperanza
Sécurisation des zones de pêche comorienne, prés d’Anjouan et contrôles de petits pécheurs artisans dont les barques sont mal immatriculées
Rédaction à bord des comptes rendus de contrôle et de situation. Envoi immédiat par messagerie satellitaire aux autorités à terre et à la COI

Bilan de mission du patrouilleur Atsantsa

Le patrouilleur Atsantsa devait investiguer la partie Sud de la zone comorienne, la limite de zone avec le Mozambique puis faire route au Sud pour contrôler les activités de pêche dans la zone centrale du Canal du Mozambique.

Il a contrôlé plusieurs thoniers senneurs en faisant usage de nouvelles techniques d’inspection permettant de vérifier la réalité des captures. Par ailleurs un braconnier de concombres utilisant des équipes de plongeurs a été appréhendé et un important stock de matériel illégal a été saisi. L’exploitation illégale du concombre de mer alimente un marché parallèle illégal et affecte l’équilibre écologique des fonds sous marins.

Contrôle du senneur alakrana
Controle pendant 2h00 du Txori Gori
Rencontre en mer du navire Evena, support de vedettes de plongeurs braconniers
Saisie du matériel de plongée
Saisie à bord du patrouilleur des barques de plongeurs
Décompte du matériel saisi et rédaction des procès verbaux d’infraction et de saisie

Bilan de patrouille

  • 2160 milles nautiques parcourus, soit 4000 kilomètres.
  • 144.000 Km2 d’espace maritime investigués par les deux patrouilleurs, soit 15% de la surface du Canal du Mozambique.
  • 15 jours de patrouille cumulés pour les deux patrouilleurs


5 contrôles poussés sur des navires industriels dont :

  • 1 palangriers japonnais
  • 4 thoniers senneurs européens
  • 16 embarcations artisanales ou semi artisanales contrôlées.
  • 8 procès verbaux d’infraction avec saisie et ordre de déroutement au port.
 
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