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Intensifier les efforts pour accroître la participation des femmes dans la prise de décision et satisfaire à l’objectif de parité

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Résultats de l’analyse de la situation et analyse de la réponse (argumentaire)

Dans certains pays, un grand nombre de femmes occupent des postes de décideurs dans les organes législatifs, exécutifs et juridiques. Bien que le nombre de femmes dans les instances de décision soit nettement au-dessus de la moyenne de la SADC et de la COMESA, cela ne doit pas masquer  néanmoins les difficultés que les femmes rencontrent à accéder aux postes de cadres supérieures dans le secteur privé. Dans plusieurs pays membres la faible représentation des femmes au Parlement a fait l’objet d’une documentation et a donné lieu à des recommandations spécifiques pour traiter des contraintes que les femmes rencontrent dans ce domaine. Partout les femmes restent confrontées à diverses contraintes sociales, culturelles et coutumières qui les empêchent d’accéder aux postes de leadership et de décision.

Il en ressort que malgré des avancées notables, tous les pays sont encore loin de l’objectif de la SADC qui veut qu’à l’horizon 2015, 50% des décideurs dans le secteur public soient des femmes. Ainsi, des mesures supplémentaires sont requises pour aider les Etats membres à atteindre cet objectif. Ces mesures chercheront à mieux faire entendre les femmes à tous les niveaux de prise de décision : au sein du foyer et de la famille, dans la vie communautaire, et dans la politique locale.  Mais cette représentation doit être effective et affirmée en dehors des champs traditionnels tel que le social, la famille ou l’éducation.

Stratégies

Les points précédents seront pris en compte à travers quatre stratégies. En premier lieu, la mise en place d’un environnement favorable pour les femmes par la sensibilisation de la communauté et des individus, en accordant une attention particulière aux hommes en tant qu’agents du changement et partenaires en faveur de l’autonomisation politique des femmes.

La deuxième stratégie consiste à renforcer les compétences de leadership et de prise de postes publics et privés de haut rang chez les femmes, à travers des formations sur le leadership et la promotion de réseaux sous-régionaux qui contribueront à la création d’une masse critique de femmes impliquées dans la prise de décision.

La troisième stratégie consiste à appuyer les parties prenantes nationales dans la définition de mesures prioritaires qui peuvent aider à accélérer l’avancement vers l’objectif de parité. La stratégie pourra inclure des actions telles qu’un lobbying conjoint dans les pays qui ne disposent pas encore d’instruments juridiques de ce genre ainsi qu’une revue conjointe des meilleures pratiques (ce qui comprend un examen de la question de savoir si une participation accrue des femmes aboutit effectivement à des politiques et des lois qui prennent mieux en compte la dimension genre). Pour la définition d’une initiative de «femmes leaders », la COI doit s’inspirer des actions menées par les autres instances tel que SADC, COMESA, UA et l’Union européenne par l’échange de bonnes pratiques.

Dans la perspective d’amener plus de femmes dans les postes décisionnels il est important de commencer par la base à fin de créer un mouvement dynamique. C’est pourquoi la quatrième stratégie propose des actions de sensibilisation en direction des domaines prioritaires tels que l’école, le monde rural, la vie associative etc.

 
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