Protection contre la violence
envers les femmes
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Prendre des mesures pour protéger les femmes et les jeunes filles contre les violences basées sur le genre et fournir des services de soutien et d’accompagnement appropriés

Résultats de l’analyse de la situation et analyse de la réponse (argumentaire)

Les violences basées sur le genre sont le plus souvent dirigées contre les femmes et les jeunes filles. La violence à l’égard des femmes est très répandue dans tous les Etats membres et bien des événements montrent montrent qu’elle tend à s’accroître. Dans certains pays, l’incidence de la violence basée sur le genre à l’égard d’enfants, en particulier de jeunes filles, devient alarmante. La violence peut prendre diverses formes : violences physiques, violences psychologiques, violences économiques,  violences sexuelles incluant  le viol marital, et les violences perpétrées contre les femmes et enfants en situations de conflits armés et en cas de catastrophes naturelles.

La violence, en particulier la violence économique, domestique et sexuelle, est généralement perçue comme une « affaire privée » entre l’auteur et la victime et seule une petite proportion des cas est signalée aux autorités. Les pays ont convenu de la nécessité d’outils de mesures  pour identifier et quantifier les violences à l’égard des femmes, mais également pour les inciter à parler en toute sécurité pour une riposte efficace. Ces mesures permettront aux parties prenantes de mieux diagnostiquer l’origine des violences et d’avoir plus d’impact sur ces actes.

Tous les Etats membres ont mis en place des mesures pour combattre la violence, notamment des mesures législatives, la mise en place de tribunaux spécifiques, des services de soutien et de conseil aux victimes de violences domestiques et sexuelles, des actions de sensibilisation et le renforcement des capacités de réponse comme la formation, l’hébergement etc. Cependant, il reste des défis à relever, notamment celui d’une réponse multisectorielle coordonnée (qui met à profit les interventions des diverses entités publiques), et celui d’établir et de consolider des services intégrés à l’attention des victimes (fournis à la fois par les autorités publiques et la société civile). Un autre défi majeur est l’application effective des instruments juridiques qui interdisent et sanctionnent la violence.

Il y’a également un autre défi majeur à relever, c’est de garantir la sécurité des femmes qui osent dénoncer les violences conjugales ou intra-familiales et qui décident de quitter leur domicile.

Stratégies

Quatre stratégies convergent pour lutter contre la violence basée sur le genre :

  1. Obtenir plus de données pour avoir une compréhension complète du phénomène ;
  2. Mettre en place les instruments juridiques nécessaires pour combattre les actes de violence et pour améliorer les procédures légales de protection de victimes devant les tribunaux;
  3. Soutenir les réponses nationales ;
  4. Renforcer l’information des femmes sur leurs droits de manière continue.


Afin de disposer de données, une base de données sera mise en place au niveau sous-régional. Elle sera gérée et tenue à jour par la COI qui se chargera notamment de :

  • Compiler toutes les données disponibles auprès des Etats membres ;
  • Identifier les  informations cruciales manquantes notamment culturelles, sociales et religieuses ;
  • Définir des directives techniques pour assurer la concordance  des données  (et par-là la comparaison au niveau régional) des données produites par chaque Etat membre et permettre ainsi  la comparaison au niveau régional et la définition d’un plaidoyer basé sur les faits ;
  • Analyser et diffuser l’information.


Pour garantir que les instruments juridiques nécessaires soient en place, la COI encouragera au besoin les pays membres dans la révision de sa législation et dans la formulation de recommandations nécessaires en conformité avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes et le Protocole Genre de la SADC.

En appui à la réponse nationale apportée par les entités publiques et privées, la COI et les Etats membres feront le suivi de la mise en œuvre de la réponse nationale, constitueront une base documentaire des meilleures pratiques, identifieront les questions essentielles et travailleront ensemble à la mobilisation de ressources.

Pour renforcer l’information des femmes sur leurs droits de manière continue, la COI peut soutenir des campagnes de communication en direction du grand public et des professionnels. 

 
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