Rapport Annuel 2016 L’Indianocéanie
et les Objectifs de développement durable


5 États membres

Union des Comores, France/Réunion,
Madagascar,
Maurice,
Seychelles

26 M d'habitants

5,5 M de km2

de zones économiques exclusives

+10

organisations internationales partenaires

48 projets

de coopération et de développement depuis sa création

254 M€

de financements depuis sa création

La COI en bref

Qui sommes nous ?



Créée en 1982 et institutionnalisée en 1984, la Commission de l’océan Indien (COI) est une organisation intergouvernementale qui regroupe cinq Etats membres : l’Union des Comores, la France au titre de La Réunion, Madagascar, Maurice et les Seychelles.

Seule organisation régionale d’Afrique composée exclusivement d’îles, elle défend les spécificités de ses Etats membres sur les scènes continentale et internationale.

La COI a pour mission de fédérer les forces, de mutualiser les moyens, de sensibiliser aux défis particuliers des îles en développement ou encore de promouvoir l’Indianocéanie, cette région d’une diversité humaine, culturelle et naturelle unique. Avec le soutien de ses partenaires au développement, elle intervient ainsi dans un large éventail de secteurs: stabilité politique, climat, gestion des ressources naturelles, préservation de l'environnement, connectivité régionale, sécurité alimentaire...



L’INDIANOCÉANIE


Les géographes nous ont oubliés.

L’absence de toponyme pour désigner notre région des îles du Sud-Ouest de l’océan Indien est, en quelque sorte, l’expression d’une négation : nos îles jetées au large de l’Afrique orientale ne formeraient pas un tout cohérent à l’inverse des Caraïbes, de la Polynésie, de la Micronésie, de la Mélanésie ou encore de la Macaronésie…

Heureusement, il y a le poète.

L’écrivain mauricien Camille de Rauville évoque pour la première fois, dans les années soixante à Antananarivo, ce qu’il appelle « indianocéanisme ».



Messages

S.E.M. JEAN MARIE LE GUEN

Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international de la République française, chargé du Développement et de la Francophonie
Président du Conseil de la COI

La COI est aujourd’hui plus solide que jamais



S.E.M. HAMADA MADI

Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien

La COI est devenue incontournable



La COI et les ODD

LA COI ENGAGÉE POUR LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (ODD)


C’est à New York, au siège des Nations unies, que 193 pays ont adopté un nouvel agenda mondial pour le développement durable le 25 septembre 2015. L’objectif est d’éradiquer la pauvreté, de protéger la planète et de garantir la prospérité pour tous. Cet agenda que les pays du monde se sont engagés à mettre en oeuvre jusqu’en 2030 s’articule autour de 17 objectifs de développement durable (les ODD).

Pour qu’ils soient atteints, chacun doit faire sa part : les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les citoyens et, bien entendu, les organisations régionales comme la COI.


Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde

La COI a signé, le 5 mai 2016, un protocole d’accord avec le mouvement ATD Quart Monde afin d’œuvrer ensemble à l’éradication de l’extrême pauvreté. C’était lors d’un atelier régional de consultation pour une réponse adaptée aux défis de la lutte contre la pauvreté organisé à Maurice en présence de bénéficiaires des actions d’ATD Quart Monde dans les îles de l’Indianocéanie. Par la suite, la COI s’est associée à ATD Quart Monde à l’occasion de la journée internationale du refus de la misère, le 17 octobre 2016.

Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable

Les chiffres sont édifiants : près de 80% des besoins alimentaires des pays membres de la COI sont couverts par les importations. A cette coûteuse dépendance s’ajoutent des enjeux de malnutrition (sous-nutrition ou surnutrition d’une île à l’autre). Et pourtant, les îles de l’Indianocéanie ont la capacité de produire davantage de denrées alimentaires, à des coûts abordables et répondant aux besoins nutritionnels des populations.

Tablant pour une large part sur le potentiel de Madagascar, considéré comme le « grenier de l’Indianocéanie », la COI a développé, avec le soutien de la FAO, un Programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PRESAN) qui vise l’augmentation de la productivité, de la production et du commerce inter-îles des produits agricoles d’intérêts régional, ainsi que la sécurité alimentaire dans l’Indianocéanie.

Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

Assurer la sécurité des populations, c’est aussi répondre aux risques sanitaires. Et l’Indianocéanie, qui a subi l’électrochoc de l’épidémie de chikungunya en 2006, reste vulnérable. Le Réseau de Surveillance des épidémies et de gestion des alertes (SEGA) de la COI a démontré une nouvelle fois en 2016 son utilité tant dans la prévention des risques que dans la gestion des crises.

Ce réseau, animé par le projet Veille sanitaire de la COI financé par l’AFD, est emblématique d’une coopération régionale basée sur l’esprit de solidarité et sur la volonté commune de sécuriser durablement la région. En outre, la COI entend renforcer son action face aux grandes pandémies, notamment en matière de lutte contre le VIH-SIDA.

Assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’ apprentissage tout au long de la vie

Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

Le Projet multisectoriel d’assistance technique ciblée et de renforcement des capacités dans le domaine du genre (PMATG-COI), lancé en juillet 2016 sur financement de la Banque africaine de développement, participe à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie régionale sur le genre 2015 – 2019 adoptée par le 31ème Conseil des ministres de la COI.

Il a pour objectif de contribuer à l’atténuation des situations de fragilité dans les pays membres de la COI, particulièrement aux Comores et à Madagascar, par la promotion d’une croissance économique inclusive et accélérée dans la sous-région, axée sur le renforcement de l’autonomisation des femmes et des jeunes et des capacités de plaidoyer des organisations de la société civile.

Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable

L’eau, une ressource entre abondance et rareté. Une ressource vitale devenue un véritable enjeu du développement. Avec le concours du projet COI-Biodiversité, le spectacle « Dessine-moi un arbre », présenté dans le cadre du festival international Passe Portes 2016, a été l’occasion de sensibiliser les petits Rodriguais à la valeur de l’eau et à la nécessité de protéger les écosystèmes. Plus généralement, le projet COI-Biodiversité contribue également à la préservation des écosystèmes des rivières.

Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable

81% de l’énergie primaire consommée en Indianocéanie est importée (pétrole et charbon). C’est un coût financier et écologique lourd pour nos petites économies insulaires, vulnérables aux effets du changement climatique. Et pourtant, la région dispose d’un fort potentiel de développement des énergies renouvelables et d’un gisement d’efficacité énergétique. C’est dans ce sens que la COI conduit un programme de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique sur financement de l’UE.

Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous

L’employabilité des jeunes est un enjeu majeur dans tous les pays membres de la COI. Sans être une recette miracle, l’entrepreneuriat est un moyen de répondre à ce défi social et économique. C’est pourquoi la COI, avec le soutien de l’UE, promeut et soutient l’esprit entrepreneurial chez les jeunes. En outre, la COI accompagne les communautés locales dans le renforcement du tissu économique à travers le projet de Gestion durable des zones côtières financé par le Fonds français pour l’environnement mondial.

Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation

La COI conduit un ambitieux chantier structurant de connectivité régional visant à connecter les îles de l’Indianocéanie entre elles et avec le vaste monde. Il s’agit non seulement de mieux insérer les économies des pays membres de la COI dans la mondialisation des échanges mais aussi d’améliorer leur compétitivité et de créer de nouvelles opportunités de croissance.

Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre

Les Petits Etats insulaires en développement (PEID) présentent des défis communs et spécifiques au niveau du développement durable : isolement, vulnérabilité aux catastrophes naturelles, ressources limitées, grande dépendance au commerce international... De plus, les coûts élevés des communications, de l'énergie, du transport et le sous-dimensionnement des infrastructures constituent des freins structurels à la croissance. C’est pourquoi la COI a à cœur de défendre les intérêts de ses pays membres insulaires, vulnérables par nature aux aléas de la mondialisation, en plaidant notamment pour un traitement différencié, tant au niveau continental qu’international.

Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

Agir à l’échelle locale, au plus près des communautés et avec elles, est le plus sûr moyen de mettre en œuvre un développement authentiquement durable.

La COI soutient ainsi des initiatives portées par des communautés villageoises. Elle accompagne aussi la transition énergétique dans les petites îles de ses pays membres.

En parallèle, la COI intervient directement dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes afin d’améliorer la résilience de ses pays membres.

Établir des modes de consommation et de production durables

La gestion des déchets constitue un défi écologique pour les îles de l’océan Indien. L’une des solutions repose sur la réutilisation et la valorisation des déchets. A la clé : des revenus inattendus, notamment pour les groupes vulnérables.

La COI met ainsi en œuvre l’initiative « Reuse EcoLab » qui permet de créer des activités génératrices de revenus par la réutilisation des déchets. Dans le même temps, l’organisation régionale lance une étude régionale sur la gestion et la valorisation des déchets.

Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions

En 2016, la COI a initié le développement de son plan d’action régional sur le changement climatique. Le plan vise à identifier les vulnérabilités spécifiques des États membres, à les soutenir dans leurs actions d'adaptation et à réaliser les mesures énoncées dans leurs contributions nationales à la COP21. La COI implique également les jeunes dans ses activités de sensibilisation aux effets du changement climatique.

Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable

La géographie de l’Indianocéanie est avant tout océanique. Avec 5,5 millions de km² de zones économiques exclusives, les pays membres de la COI entendent exploiter durablement et de manière responsable le potentiel de croissance des océans.

D’ores et déjà, la pêche et l’aquaculture représentent l’un des piliers des économies des îles de l’Indianocéanie. Aussi, la COI a développé au fil des projets une expertise reconnue dans le domaine de la préservation et de la gestion des ressources halieutiques comme du suivi et de la surveillance des pêches. Elle contribue aussi au suivi des écosystèmes marins et côtiers qui ont une valeur écologique autant qu’économique.

Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité

Les îles de l’Indianocéanie forment l’un des 34 points chauds de la biodiversité mondiale. La faune et la flore sont uniques mais menacées. Aussi, la COI participe à la préservation des écosystèmes terrestres qui sont d’une grande importance écologique et qui peuvent aussi être valorisés à des fins écotouristiques.

Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous

La stabilité politique, l’enracinement de la culture démocratique, le renforcement des institutions et la sécurité sont des prérequis indispensables au développement durable. C’est donc tout naturellement que la COI intervient dans ces domaines.

Renforcer les moyens de mettre en oeuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser

C’est grâce au soutien et à la confiance de ses partenaires techniques et financiers que la COI participe depuis plus de 30 ans au développement durable et solidaire de l’Indianocéanie.

Les temps forts

18/02

Signature de l’accord de siège pour l’Unité régionale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (URSAN) entre la COI et le gouvernement de Madagascar, au palais présidentiel d’Iavoloha

de g. à d. : S.E. Mme Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères de Madagascar ; S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI ; S.E.M. Dominique Rakotozafy, ministre malgache de la Défense

26/02

31e Conseil des ministres de la COI à La Réunion

La France a pris la présidence du Conseil de la COI et le Conseil a désigné S.E.M. Hamada Madi comme successeur de S.E.M. Jean Claude de l’Estrac à la fonction de Secrétaire général.

de g. à d. : S.E.M. Mohamed Abdoulkarim, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores ; S.E. Mme Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères de Madagascar ; S.E.M. André Vallini, secrétaire d’État français au Développement et à la Francophonie ; S.E.M. Jean Claude de l’Estrac ; S.E.M. Etienne Sinatambou, ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international ; S.E.M. Joël Morgan, ministre des Affaires étrangères et des Transports des Seychelles.

11/03

Visite à la COI du président de la République de Madagascar

de g. à. d. : S.E.M. Narson Rafidimanana, ministre malgache du Commerce et de l’Industrie et ministre des Ressources halieutiques et de la Pêche p.i. ; S.E. Mme Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères de Madagascar ; S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI ; S.E.M. Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar ; S.E.M. Rivo Rakotovao, ministre d’État chargé des Projets présidentiels et de l’Aménagement du territoire ; S.E.M. Alain Wong, ministre mauricien de la Fonction publique

26/03

Visite de la Secrétaire générale de la Francophonie

Déjeuner convivial en l’honneur de S.E. Mme Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie, après une réunion de travail au siège de la COI. Au mois de juin, au siège de l’OIF, S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI et S.E. Mme Michaëlle Jean ont signé un Mémorandum d’entente qui définit les axes d’une coopération renforcée entre la COI et l’OIF : stabilité politique et renforcement des institutions démocratiques, progrès économique et social et développement durable dans l’Indianocéanie.

04/05

Conférence constituante de l’Association des parlementaires des pays membres de la COI

« Photo de famille » des parlementaires des États membres et des représentants de la COI

12/07

Visite du président de l’Union des Comores nouvellement élu

de g. à d. : S.E.M. Assoumani Azali, président de l’Union des Comores ; S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général sortant de la COI ; S.E.M. Hamada Madi, Secrétaire général désigné de la COI

13/07

Passation des pouvoirs au nouveau Secrétaire général de la COI

Arrivé au terme de son mandat de 4 ans, S.E.M. Jean Claude de l’Estrac a laissé la place à son successeur S.E.M. Hamada Madi à la tête de la COI. Cette cérémonie était marquée par la présence de trois chefs d’État et de nombreuses personnalités des pays membres.

de g. à d. : S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général sortant de la COI ; S.E.M. Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar ; S.E. Mme Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République de Maurice ; S.E.M. Assoumani Azali, président de l’Union des Comores ; S.E.M. Hamada Madi, Secrétaire général entrant de la COI

31/08

Visite à la COI du directeur général de la FAO

M. Patrice Talla-Takoukam, représentant de la FAO à Madagascar, Comores, Maurice et Seychelles, et M. José Graziano da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) entourés de l’équipe de la FAO qui collabore au projet SmartFish de la COI

01/09

Participation de la COI au congrès de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) à Hawaï, Etats-Unis d’Amérique

Présentation des enjeux de conservation de la nature sur l’île Rodrigues (Maurice) par M. David Burney, expert (à gauche), Mme Toky Rasoloarimanana, chargée de communication du projet SmartFish (au centre) et Mme Gina Bonne (à droite), chargée de mission « Environnement durable et changement climatique » de la COI

27/10

Remise de certificats aux vétérinaires malgaches venus prêter main forte aux vétérinaires mauriciens pour la vaccination des animaux d’élevage durant l’épidémie de fièvre aphteuse

Le Secrétaire général de la COI a remis leurs certificats aux vétérinaires malgaches, en présence des chargés de mission, M. Luc Ralaimarindaza (à g.) et Mme Koulthoum Djamadar (à d.) ainsi que de M. Loïc Flachet, chef du projet Veille sanitaire de la COI

28/10

Visite à la COI de S.E. Mme Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République de Maurice, à l’occasion de la signature de l’accord-cadre de coopération entre la COI et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF)

10/11

Marche pour l’égalité des genres

Au premier plan, de g. à d. : S.E. Mme Susan Coles, Haut-commissaire de l’Australie à Maurice ; S.E. Mme Aurore Perraud, ministre mauricienne de l’Égalité du genre, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille ; S.E. Mme Marjaana Sall, ambassadeur de l’Union européenne à Maurice ; Mme Koulthoum Djamadar, chargée de mission « Politique et diplomatie, santé, genre et mobilité » de la COI et Mme Ginette Villeneuve-Anaudin, présidente de la plateforme Entreprendre au féminin océan Indien

23/11

Don de la Chine

S.E.M. Hamada Madi, Secrétaire général de la COI, et S.E.M. Li Li, ambassadeur de Chine à Maurice, ont signé un accord de don d’un montant de 100 000 $. C’est le cinquième appui de ce type de la République populaire de Chine qui est devenue le premier pays observateur de la COI lors du 31e conseil des ministres

29/11

Signature de la convention INCA

S.E. Mme Marjaana Sall, ambassadeur de l’Union européenne à Maurice, et S.E.M. Hamada Madi, Secrétaire général de la COI, lors de la signature de la Convention de financement du projet de renforcement des capacités institutionnelles (projet INCA) d’un montant de 5 millions € du 11ème Fonds européen de développement sur 5 ans

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